Mon Coin Lecture

Le goût du désamour – Delphine Solère

Le goût du désamour - Delphine Solère

« Mais on n’aime pas un homme parce qu’il vous aime. Ce serait absurde. Parfois même, et j’en ai rencontré beaucoup, on aime un homme qui vous déteste, vous humilie, vous frappe. »

C’est sans compassion, ni remord, que la jolie Delphine contemple la mort de son mari – qui succombe à une crise cardiaque au milieu de leur piscine – alors qu’elle vient de lui annoncer son envie de le quitter. Le corps de son époux n’est même pas encore froid, que la jeune veuve ouvre les cuisses son esprit, réveille sa libido depuis trop longtemps endormie et découvre avec délice les plaisirs de la chair…

Moi qui craignais qu’elle ne soit totalement amère, j’avoue lui avoir trouvé un petit goût acidulé à cette histoire de désamour. Delphine Solère nous offre là un roman pornographique tout bonnement délicieux, où le sexe, loin d’être gratuit, permet aux lecteurs de s’interroger sur les attentes, les désirs et les contradictions d’une femme moderne. Si le début de la narration est plus que moralement douteux, on l’oubliera finalement assez vite pour se concentrer sur les frasques licencieuses de Delphine, qui cherche avant tout à se connaître et à découvrir les limites de son plaisir, en se lançant dans cette quête de la jouissance absolue. L’intrigue, puisqu’il y a une véritable intrigue, se suit agréablement même si l’on en devine rapidement les tenants et les aboutissants. Les scènes de sexe, quant à elles, sont bien souvent finement écrites et plutôt efficaces. C’est comme une friandise que l’on savoure Le goût du désamour, on en fait une lecture rapide, qui ne laissera certes pas un souvenir intarissable, mais qui, le temps qu’on la déguste, se révèle diablement plaisante. On pourra cependant regretter la platitude de quelques scènes, ou encore que la très peu farouche Delphine ne parvienne jamais à réconcilier l’amour et la pleine satisfaction sexuelle, trouvant l’un ou l’autre, mais jamais en une seule et même personne. Néanmoins, et globalement, Le goût du désamour reste une petite surprise !

Le Premier Mardi

11 réflexions sur “Le goût du désamour – Delphine Solère

  1. Pingback: Le premier mardi, c’est permis (35) – Mille et une Frasques

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s