Mon Coin Lecture

La Délicatesse – David Foenkinos

« Il y a des gens formidables qu’on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu’on les rencontre au bon moment. » 

Jamais un livre n’aura mieux porté son titre que celui-là, acheté sur un coup de tête en magasin La Délicatesse transforme l’essai pour devenir définitivement mon coup de cœur de ce début de juillet.

Une rencontre dans la rue et un simple jus d’abricot suffisent à sceller l’amour de Nathalie et François. Entre eux naît alors un sentiment d’une évidence peu commune qui va jusqu’à contaminer le lecteur. Nous aussi, en seulement quelques pages, quelques lignes, on est amoureux. Mais la camionnette d’un fleuriste fera voler en éclats le bonheur des deux amants un dimanche après-midi. Je n’en dirai pas plus…

Ce n’est pas un secret, La Délicatesse est une histoire d’amour. De l’amour qui nous foudroie au premier regard mais aussi de l’autre, celui qui s’apprivoise au fil des baisers et des rendez-vous. En revanche, comme le nom de son roman ne l’indique absolument pas, David Foenkinos nous parle aussi du deuil et de la reconstruction qui en découle.

J’ai été séduite par le style très moderne de l’œuvre, le sens de la formule plus-que-parfait et par ces petits chapitres différents qui se sont offerts à moi sous forme d’intermèdes à la narration. J’ai été charmée par l’humour qui s’insinue dans les dialogues et par l’humanité et la vulnérabilité des personnages qui les prononcent. J’ai apprécié les petites références littéraires, cinématographiques et musicales qui se justifient parfaitement dans le contexte.

Et puis j’ai aimé Nathalie. Le dimanche Nathalie aime lire, allongée sur le canapé, tentant d’alterner les pages et les rêves quand la somnolence l’emporte sur la fiction. Dans ces moments où se mêlent lecture et rêverie, elle aime préparer une théière qu’elle boit en plusieurs tasses, par petites gorgées, comme si le thé était une source infinie. Et c’est par une de ces journées somme toute banale que notre Nathalie perd l’amour de sa vie au bout de sept années de complicité. Nathalie, finalement, c’est un peu moi aujourd’hui. Sauf que la jeune fille que je suis n’a pas la beauté ravageuse d’une héroïne romanesque. Je me suis néanmoins reconnue dans les maux de Nathalie ainsi que dans les névroses de Markus, un personnage délicieux dont je ne révélerai rien de plus. Mais surtout j’ai admiré la force avec laquelle ils les surmontent.

La Délicatesse m’a offert une belle leçon d’optimisme, juste au moment où j’en avais le plus besoin. Et il y avait bien longtemps que je n’avais pas ouvert un roman le matin pour ne le refermer que le soir.

6 réflexions sur “La Délicatesse – David Foenkinos

  1. Petite princesse, ne laisse jamais ta plume se tarir car tu révèles un style magnifique emprunt d’une infinie douceur et de fluidité. Et tu as fait naître dans ma petite caboche le caprice d’aller marcher cet après-midi jusqu’au centre ville pour acheter cette apparente petite merveille.
    Tu m’apprends pour D. J’espère que tu gères ça au mieux. Prends le temps de bien panser tes plaies et n’oublie pas qu’à l’instar de Cendrillon, tu as une bande de petites souris péronnaises outillées pour te reconstruire 🙂
    N’hésite pas à crier si ça ne va pas.
    Je t’embrasse!
    Poule.

    • Merci Poule Rousse !

      J’espère que tu seras aussi séduite que moi par la délicatesse de l’oeuvre. N’hésite pas à m’envoyer un petit message quand tu l’auras fini 😉

      Je t’embrasse et espère te voir très vite.

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